Francis Joyon, skipper du maxi-trimaran IDEC SPORT qui prendra le départ de la Route du Rhum, le 4 novembre prochain, a répondu avec enthousiasme à la demande de Catherine Chabaud de soutenir l’Appel pour un « Océan, bien commun de l’humanité ». Il s’agit d’une campagne de sensibilisation internationale sur le statut de la Haute Mer, menacée par toutes sortes de pollutions d’origine humaine. Cet appel cible à la fois la société civile, la sphère politique et le plus large public.

Grand voyageur, curieux et amoureux de toutes formes de vie marines, Francis est depuis très longtemps alarmé par l’appauvrissement et la dégradation du milieu marin dans lequel il évolue. Cet appel lui apparait comme un premier pas important pour non seulement sensibiliser le plus grand nombre à ces dégradations, mais pour entrer dans une phase active et constructive destinée à limiter l’impact des activités humaines sur le milieu marin. « Je me souviendrai toujours de cette image tellement désolante, vue lors de l’un de mes voyages, de ce requin pèlerin trainant un bout enroulé autour de sa queue. Cette espèce rare est protégée et pourtant, ce magnifique animal était la victime d’un prédateur humain.» souligne un Francis Joyon profondément concerné par l’avenir de notre planète. « En traversant la mer de Chine à bord de mon trimaran il y a quelques années déjà, je m’étais trouvé considérablement ralenti par un îlot de déchets plastiques. Il m’avait fallu plus de douze heures pour le traverser… » En course comme lors de ses voyages en famille, Francis Joyon pratique la mer avec le plus grand respect, équipant depuis de nombreuses années ses bateaux des dispositifs énergétiques non fossiles, éoliens, hydro générateurs, panneaux solaires ou piles à combustible. « En Bretagne ou de par le monde, j’aime plonger, simplement équipé d’un masque et d’un tuba, et il me peine de constater, à chaque plongée, le recul de la vie dans les rochers et coraux jadis resplendissant de vie, de lumières et de couleurs. C’est un peu comme si, en se promenant dans des forêts autrefois verdoyantes, on déambulait au milieu de troncs incendiés. »

Comme le souligne l’appel « OCEAN AS COMMON » désormais relayé par la communauté des skippers et coureurs au large, l’océan est un trésor et l’avenir de l’humanité. « Il est temps de poser des limites franches aux destructions d’origine humaine au-delà des limites des eaux nationales » insiste Francis. « Je suis heureux de compter parmi les ambassadeurs de cet Appel, dans la faible mesure de mes médiocres capacités de communicant. Je suis admiratif des hommes capables de se mettre physiquement en travers des chasseurs de baleines qui transgressent tous les accords internationaux. Je souhaite en tous cas apporter ma pierre à l’édifice de la défense des océans. »

 

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