Malgré ces centaines de milliers de milles dans le sillage de son exceptionnelle carrière, tracées sur tous les océans du monde, et après déjà 6 participations à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, c’est un Francis Joyon plein d’humilité et de modestie qui s’est amarré hier aux pontons des grands multicoques de la Classe Ultime à Saint-Malo.

Modestie devant cet incroyable plateau de 123 skippers et face aux milliers d’amoureux de la mer et de la course au large attirés par ce grand rêve transatlantique, et humilité devant l’oeuvre à réaliser, une traversée de l’océan, seul à la barre de son maxi trimaran IIDEC SPORT. Toujours aussi perfectionniste et réfractaire à toute délégation du travail, hormis peut-être à son cercle restreint de préparateurs, Francis ne peut s’empêcher de se mêler personnellement à ces mille et uns détails techniques ou logistiques qui prendront, passé le coup de canon du 4 novembre prochain, une importance vitale, pour lui-même et pour la performance. Le stand-by d’avant départ s’annonce ainsi chargé de travail et riche de nouvelles rencontres.

Incorrigible touche à tout !
« Non ! Je ne suis pas blasé ! » L’homme des plus grands records, qui ne compte plus ses traversées de l’Atlantique en et hors course, arrive à Saint-Malo habité de la même passion, de la même envie, des mêmes doutes qu’il y a 28 ans, quand, à bord de son improbable catamaran puzzle, fait de bric et de broc, il s’alignait pour sa première expérience du Rhum. « Je crois que je prends ce métier trop au sérieux ! » s’amuse t’il ; « Je ne peux m’empêcher de m’échiner à mettre mon nez dans les moindre détails. A chacun de mes « rhums », j’essaie de faire mieux, de pousser ma préparation un peu plus loin que le précédent. »

Passion intacte
« Ma passion est intacte. C’est pour cela que je continue de m’aligner sur ces courses. La Route du Rhum – Destination Guadeloupe est pleine de mystère, d’inconnues. Cela génère une impatience que je ne contrôle pas, qui est l’expression de ma passion pour cette activité. Nul ne sait ce qui nous attend vraiment, lorsque nous serons seul à bord de nos machines, à regarder la terre s’éloigner. C’est une impatience, un frisson dont on ne se lasse pas. »

Curieux des autres…
Francis Joyon demeure fidèle à lui-même, incapable de calculer, mais toujours curieux des autres. « J’ai toujours plaisir à faire de nouvelles rencontres, et à échanger avec les passionnés. Je vais tenter de me préserver un peu cette semaine, afin de rentrer chaque jour un peu plus dans la peau d’un solitaire, mais l’ambiance de Saint-Malo me plait, car elle recèle nombre de belles rencontres en puissance. »

 

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