Nuit active et hautement stratégique dans le sud de la Nouvelle-Ecosse pour les trois trimarans de tête de The Bridge 2017. L’arrivée en ce dimanche de flux appelés à se renforcer toute la journée au secteur sud ouest sur la route de New York a donné lieu dès hier soir à un double virement de bord pour Macif, IDEC SPORT et Sodebo. Des virements que chaque équipage en chasse derrière le solide leader Macif, a choisi de déclencher de manière réfléchie, afin de se ménager, à moins de 600 milles de l’arrivée, un petit décalage permettant d’espérer une éventuelle ouverture à l’approche de New York.

« Nous avons décidé de rester un peu plus nord que Macif, car demeurer derrière lui ne servait à rien » explique Francis Joyon. « Il va nous être difficile de revenir sur lui, à moins d’un grand coup de tampon à l’arrivée sur New York, un scénario possible qui verrait un regroupement pour un nouveau départ vers le pont de Verrazano et l’arrivée. » Ce dimanche s’annonce pour tous venté et tonique. La mer, étonnamment plate depuis le départ des côtes françaises, se creuse d’un clapot peu propice aux très grandes vitesses, alors que le vent devrait fraîchir au delà des 25 nœuds. « Nous ressentons déjà le renforcement du vent et l’état de la mer se dégrade. La journée s’annonce chaotique. »

L’allure au plus près du vent jusqu’alors bien maîtrisée par les équipages, va rendre la vie à bord plus difficile pour des marins qui commencent à ressentir les effets de la fatigue au terme de cette pleine semaine de mer et d’action. « Nous allons de surcroît devoir beaucoup manœuvrer, et tirer des petits bords pour gagner un peu dans le sud, tout en modifiant le plan de voilure en conséquence, prises de ris, réduction des voiles d’avant… » Macif navigue en leader avisé qui contrôle parfaitement ses adversaires. IDEC SPORT, démuni de mât basculant lui tient pourtant la dragée haute, limitant ce matin son retard à 75 milles. Les quatre hommes d’équipage de Francis Joyon ont relégué Sodebo, qui aurait endommagé un safran suite à un choc avec un animal marin,  à plus de 80 milles.

Les navigateurs se projettent tous déjà vers cet atterrissage sur New York compliqué à souhait, avec ces nombreuses zones d’exclusion à éviter absolument. « Je me réjouis personnellement de cette zone interdite qui concerne la réserve de reproduction des baleines au large de Cape Cod » précise Francis. « Nous avons été accompagnés hier par un très grand nombre de dauphins. Nous n’avons pas vu de grands cétacés et c’est très bien ainsi. Notre dérive vibre un peu, et j’ai tenu à maintenir cette petite vibration qui agit un peu comme un avertisseur de notre arrivée pour les baleines endormies entre deux eaux sur notre route. » Du Joyon dans le texte !

 

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