Moins de 1000 milles, c’est la distance qu’il reste devant les étraves d’IDEC SPORT pour rejoindre l’hémisphère Nord. Ce mercredi matin, par 17° Sud, le grand trimaran rouge et gris poursuit son ascension de l’Atlantique au rythme de l’alizé brésilien qui lui permet de maintenir, à 25 nœuds de moyenne, une progression fluide et régulière sur la route du Trophée Jules Verne.

Après l’effort, le réconfort… Après une course de vitesse à travers les mers australes qui restera dans les annales du Trophée Jules Verne et de la course au large, la joyeuse bande d’IDEC SPORT continue sa chevauchée fantastique en direction de l’équateur. « L’alizé est orienté à l’est et la navigation est vraiment sympa. Nous progressons à 25-30 nœuds, sans être recouverts par des paquets de mer, c’est vraiment agréable. On n’oublie pas le charme du Sud, mais on apprécie le charme des tropiques », confie le skipper d’IDEC SPORT. Sur le pont, Clément Surtel et Alex Pella profitent aussi à plein régime de ces conditions de rêve qui leur apportent un peu douceur après leur cavalcade infernale aux pays des latitudes rugueuses et extrêmes. « C’est un peu les vacances. Il fait beau, on mange bien, on dort bien et là, c’est le patron qui barre », lâche, hilare, Alex Pella, dont l’éternelle bonne humeur reste, comme pour ses compagnons d’équipée sauvage, un vaillant moteur pour abattre les milles avec une efficacité rare.

Fidèles à eux-mêmes Francis Joyon et ses équipiers, pointés à 500 milles au large des côtes brésiliennes, tirent le meilleur des conditions offertes pour tracer une trajectoire optimale leur permettant de déjouer les pièges et les embûches jalonnant le reste du chemin à parcourir pour boucler la boule. Crédités, ce matin, d’un bonus de 1630 milles sur le record à battre, ils ont logiquement concédé, sur un plan purement comptable en termes de distance parcourue, un peu de terrain ces derniers jours face à leur concurrent virtuel, Banque Populaire V. Rien de plus normal à ce stade du parcours peu enclin aux grandes échappées, alors que l’écart mesuré à 4 jours et 6 heures en leur faveur au passage du cap Horn, continue de se faire et se défaire au gré des systèmes météo traversés et des inévitables accélérations et ralentissements qui en résultent sur le parcours planétaire.

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