Après huit jours de mer et de course de tous les instants face au chronomètre, son implacable adversaire, l’équipage d’IDEC SPORT poursuit sa descente de l’Atlantique Sud au large des côtes brésiliennes, entre Salvador de Bahia et Rio de Janeiro. Les étraves plantées au 180° par 18° de latitude Sud, Francis Joyon et ses hommes tirent le meilleur du vent d’est d’une quinzaine de nœuds pour gagner le moindre mille.

Au travers toute, bâbord amures, à une vitesse constante de 25 nœuds dans des conditions de navigation propices à la glisse, les indicateurs restent au vert, puisqu’ils ont déjà repris une petite cinquantaine de milles à leur concurrent virtuel sur les dernières 24 heures.

Dorsale sur la route

Face à l’actuel détenteur du record à battre (Banque Populaire V), le commando du bord affiche, ce samedi matin, un petit débours d’une centaine de milles sur une trajectoire plutôt orientale pour négocier l’anticyclone de Sainte-Hélène. Véritable juge de paix de ce tronçon du parcours planétaire, ce système de hautes pressions, qui s’étale autant qu’il s’aplatit, ne semble pas décidé à rendre la partie facile. Dans la douceur de la nuit brésilienne, tout ce qui est pris ne sera donc plus à prendre, alors que le vent menace de mollir durant les prochaines 36 heures. La faute à une dorsale qui barre la route vers les latitudes plus australes, augurant un réveillon sur le pont et sous tension pour négocier au mieux ce passage délicat, au menu de la météo en ce week-end de Noël.

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