A l’issue de leur deuxième jour de course, Francis Joyon et ses marins du maxi-trimaran IDEC SPORT croiseront en début de matinée dans le nord de La Palma, l’île la plus occidentale de l’archipel des Canaries. Ils auront alors en 48 heures parcouru un peu plus de 1 200 milles, à plus de 29 noeuds de moyenne ! Pour tenir un tel tempo, et compte tenu des empannages réalisés depuis Ouessant, le maxi-trimaran rouge et blanc maintient en permanence une vitesse supérieure à 30 noeuds. Sur une mer enfin rangée, les fines gâchettes du bord s’en donnent à coeur joie à la barre, dans l’exercice de haut vol qui consiste à placer les 18 tonnes du voilier en équilibre sur la crête des vagues. Un travail d’orfèvre qui vous vide un marin d’expérience en moins d’une heure. Ainsi qu’en attestait Francis hier matin, le système de rotation des quarts s’est installé sans anicroche et la saine rivalité entre barreurs constatée lors de la tentative de l’an passé s’est avec naturel et toujours la plus grande prudence réinstituée. Sur une trajectoire absolument parallèle à celle de son concurrent virtuel, le maxi-trimaran Banque Populaire V détenteur du Trophée, IDEC SPORT accuse un retard de 88 milles qu’il pourrait combler à la faveur du débordement par l’ouest de l’archipel Canarien. Joyon et ses hommes ne sont pour l’heure guère focalisés par ces calculs, concentrés sur cette course de vitesse bien réelle engagée avec les éléments et ce flux de nord nord-est en tout point idéal pour gagner très rapidement dans le sud. C’est un dimanche placé sous le signe des embruns de plus en plus chauds qui s’avance pour les Joyon, Surtel, Pella, Audigane, Stamm et Gahinet, parfaitement lancés dans cette nouvelle campagne autour de la planète.

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