Au terme d’une nuit désespérément lente à traverser un pot au noir bien décidé à ne pas lâcher d’un nuage le maxi-trimaran IDEC SPORT, Francis Joyon poursuit à petite allure son approche de l’Equateur encore situé ce matin à 120 milles de ses étraves. Les dernières 24 heures longtemps espérées rapides, se sont avérées calamiteuses malgré les titanesques efforts des Joyon, Stamm, Herrmann, Surtel, Pella et Gahinet pour s’extirper des zones de calme dont l’ampleur grandissait avec la pénible progression du grand multicoque vers le sud. Un scénario à l’évidence contraire au rythme de record pourtant si bien impulsé par l’équipage depuis le départ de Brest voici presque une semaine. Le maxi-trimaran IDEC SPORT en terminera en effet ce soir avec son 7ème jour de course. Il signera cet après-midi un chrono sur le tronçon Ouessant-Equateur des plus modestes. Certes, cette très symbolique première étape ne représentait pas, au regard de la situation météo, un objectif en soi pour Joyon et ses hommes, mais il constituait un important préalable pour effectuer une jonction rapide avec les systèmes actifs de l’Atlantique Sud. Avec plus de 420 milles de retard ce matin sur le tenant du Trophée Jules Verne, Banque Populaire V et Loïck Peyron, Francis Joyon et son routeur à terre Marcel van Triest revoient leurs plans à long terme, au delà du Cap de Bonne Espérance, en souhaitant que la malchance accumulée dans le pot au noir constituera l’essentiel de leur pain noir, et que les phases du Grand Sud où le maxi-trimaran a tout le potentiel pour refaire son retard, daigneront se présenter sous un jour enfin favorable.

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