Ce dimanche, un peu avant 20 heures, Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage ont largué les amarres qui retenaient IDEC SPORT au port de Brest pour rejoindre la ligne de départ du Trophée Jules Verne entre Ouessant et le cap Lizard. Pressés d’en découdre après avoir dû renoncer par deux fois à s’élancer, ce commando de marins a choisi d’aller chercher les vents favorables générés de l’autre côté d’un centre dépressionnaire. Un système météo qu’ils vont devoir traverser sur une cinquantaine de milles environ avant de toucher le puissant souffle de secteur nord qui leur donnera le tempo dans le début de sa conquête de record de vitesse absolue autour du monde. Les six hommes du bord devraient couper la ligner vers minuit, une heure du matin.

 

 

Partira, partira pas ? Et partira quand ? En code vert depuis le début de la matinée, Francis Joyon, en liaison constante avec Marcel van Triest, routeur d’IDEC SPORT, restait ce dimanche après-midi autant sur le qui-vive que dans l’expectative quant à ses chances réelles de rejoindre avec son équipage la ligne de départ du Trophée Jules Verne. La faute à une situation météo incertaine, qui a néanmoins laissé la porte ouverte à une opportunité que le skipper du trimaran de 31 mètres n’a pas voulu laisser s’échapper.

 

« La situation météo du départ n’est pas forcément évidente dans la mesure où il nous fait d’abord progresser dans des vents légers avant de couper la ligne. Mais on part parce qu’on se dit qu’il vaut mieux essayer que de ne pas essayer, d’autant qu’une fois cette difficulté météo de pré-départ franchie, le reste de la situation météo se présente bien. Il y a un beau raccord possible avec l’Atlantique Sud avec un front qui se détache du Cabo Frio au Brésil qui, dès lors où on arrive à l’attraper, pourrait nous mener dans des temps raisonnables pour notre tentative au cap Bonne Espérance », explique Francis Joyon avant de quitter le ponton.

 

« On est toujours content de partir naviguer, même si là c’est un peu spécial de partir dans un centre dépressionnaire, synonyme de petits airs. Je suis toujours partie à la chasse au record dans des vents établis. C’est une expérience, mais on est là pour apprendre et on va encore apprendre beaucoup de cette nouvelle tentative », ajoute-t-il.

 

Rappelons que pour battre le chrono de référence établi en 2012 par Loïck Peyron et treize homme d’équipage, Francis Joyon, Bernard Stamm, Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Clément Surtel et Boris Herrmann doivent bouler la route des trois caps en moins de 45j 13h 42 mn et 53 sec. Un chrono « pointu » selon les mots du skipper d’IDEC SPORT, qui nécessite de ne surtout pas prendre du retard avant les mers du Sud pour rallier  l’équateur en moins de 6 jours, et le cap Bonne Espérance entre 12 et 13 jours.

 

Prochain point pour le top départ du passage de la ligne.

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