Le Groupe IDEC, qui offre une réponse globale et sur mesure à destination des entreprises, des particuliers et des collectivités locales, que ce soit en immobilier d’entreprise, commercial ou résidentiel, s’est développé de manière proportionnelle à ses partenariats sportifs : 20 millions d’euros d’activité voilà 15 ans, 300 millions d’euros aujourd’hui… pour jamais plus de 1% de son chiffre d’affaires investi dans le sponsoring. Le Groupe IDEC a su utiliser le développement des réseaux sociaux pour faire vivre ses partenariats dans la voile, le sport automobile, le football et le rugby. Alors que Francis Joyon s’apprête à partir à la conquête du Trophée Jules Verne, entretien avec Patrice Lafargue, le Président du Groupe IDEC.

Patrice Lafargue, Le Groupe IDEC soutient le navigateur Francis Joyon mais œuvre aussi dans le sport automobile, le football et le rugby. Vous êtes entre autres partenaires du Stade Malherbe de Caen et de l’Aviron Bayonnais Rugby. Pourquoi ?
P.L : « Le sport prioritaire, celui sur lequel on investit le plus, c’est la voile. C’est le premier budget chez nous, via le soutien à Francis Joyon qui va repartir cet hiver autour du monde en équipage, après avoir battu le record en solitaire. C’est notre partenariat historique. Il s’est fait naturellement grâce à la rencontre avec Francis, un marin « à l’ancienne » qui sait faire de grandes choses avec peu de budget. C’est une formidable histoire que nous écrivons ensemble et nous avons la chance de connaître des aventures extraordinaires avec lui. La voile véhicule des valeurs environnementales et de liberté dans lesquelles nous nous retrouvons. »

La course automobile et les sports collectifs ?
P.L. « Pour la course automobile, avec IDEC  SPORT RACING, j’ai structuré une passion personnelle pour qu’elle devienne elle-aussi un vecteur de communication. Nous avons beaucoup de clients et de relations professionnelles intéressés par l’automobile. Nous aidons aussi les clubs de football de Caen (Ligue 1) et de Blois (CFA2) ou encore le rugby avec l’Aviron Bayonnais (Top 14). Socialement, c’est important de soutenir ces sports qui ont de nombreux licenciés amateurs. Quelque part, nous nous devons d’y être. En outre, avec les sports collectifs, on touche le très grand public et ces sports sont très bien retransmis par les medias. C’est important pour les relations locales. Mes cadres et moi même, nous nous déplaçons régulièrement pour supporter ces équipes, on y invite aussi des salariés… c’est un tout. »

Que représente Le Groupe IDEC aujourd’hui, en terme d’activité et de nombre de salariés ?
P.L. « Pour résumer, IDEC faisait 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2000. Seize ans plus tard, nous en sommes à 300 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 260 salariés. Nous sommes une PME et dans le sponsoring nous faisons des investissements à notre hauteur. Chez nous, on ne dépense pas l’argent qu’on n’a pas… Pour une entreprise de notre taille, les campagnes – par exemple télévisées – des grands médias sont trop onéreuses. Et pour tout dire, je ne connais pas de meilleur investissement de communication que la voile ! »

1% du chiffre d’affaires dans le sponsoring
 
Combien consacrez-vous au sponsoring chaque année ?
P.L. « La barre maximale est fixée à moins de 1% de notre chiffre d’affaires. C’est peu. Cela veut dire que cet investissement évolue avec le développement de nos marchés mais toujours proportionnellement, de manière raisonnée et raisonnable. Nous recevons beaucoup de demandes pour sponsoriser tel ou tel sport, nous faisons le tri…»

Pour schématiser, Le Groupe IDEC a multiplié son chiffre d’affaires par 15 en 15 ans. Est-ce en partie grâce au sponsoring et notamment au fait que vous soutenez Francis Joyon depuis 14 ans ?
P.L. « Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est que la communication y a forcément contribué. Une entreprise qui ne communique pas ne peut que dépérir. J’estime qu’une entreprise de notre taille ne peut pas faire de sponsoring avec une logique purement financière, sur la base de calculs de notoriété d’ailleurs toujours sujets à caution. Je me suis toujours refusé à ce genre de calculs. Je crois bien davantage aux relations que nous arrivons à entretenir, via le sponsoring, à la fois en interne et en externe. Je constate simplement que nous avons évolué en communiquant de manière toujours proportionnelle à notre activité… et que cela nous a toujours été favorable. »

A votre échelle, c’est moins cher d’investir dans le sponsoring que, par exemple, financer des campagnes télévisées ?
« Beaucoup moins cher, c’est certain. Et le développement des réseaux sociaux est une nouvelle aventure à accompagner. Ils permettent de vraiment bien faire partager les performances et les aventures des sportifs que nous soutenons. Les réseaux sociaux sont accessibles financièrement et ils nous permettent de mieux cibler, sachant que ce que nous recherchons c’est de la communication indirecte. Parce que finalement, ce qui est réellement intéressant au final, en tous cas pour nous, c’est de créer une communauté autour de la marque. »

IDEC SPORT fédère les entreprises du groupe
 
Vous avez même créé une marque spécifique, IDEC SPORT, qui regroupe vos différents partenariats dans le sport. Pourquoi ?
P.L. « Parce qu’aujourd’hui, avec les intégrations et rachats d’entreprises que nous avons pu faire, le groupe fédère une quinzaine de sociétés. Cela veut dire qu’en moyenne une nouvelle entreprise rejoint le groupe chaque année. Or celles-ci n’ont pas toutes le même nom et IDEC SPORT est l’unique marque derrière laquelle elles peuvent toutes se retrouver. D’autre part, parce que IDEC SPORT crée des passerelles, avec des fans de voile qui vont s’intéresser aussi au sport automobile, ou des passionnés de foot qui vont venir à l’automobile par ce biais-là. C’est important pour l’externe, mais aussi en interne. ».

Car la communication interne est importante pour vous ?
P.L. « Absolument. C’est une des choses qu’il faut savoir sur le sponsoring : l’interne est aussi important que l’externe. Le sport permet une identification forte à l’entreprise et crée une dynamique très positive. Mes collaborateurs sont fiers de leurs couleurs. Pour l’anecdote, j’avoue que ça me fait plaisir quand je les vois faire du sport, à titre personnel, en portant des équipements aux couleurs du Groupe IDEC alors que je ne leur demande évidemment rien du tout de ce point de vue ! Grâce à Francis, nous partons ensemble faire des tours du monde en bateau, ce n’est pas rien. Après nous avoir régalé en solitaire et être d’ailleurs toujours le marin le plus rapide au monde autour de la planète, il repart cet hiver à la conquête du Trophée Jules Verne en équipage et ce sont tous les salariés de l’entreprise qui partent un peu avec lui et son équipage. Je crois que suis un sponsor gâté… et ça fait quatorze ans que ça dure ! »

Justement, ce n’est pas un peu cher le Trophée Jules Verne pour un groupe de votre taille ?
P.L : « Non parce que là aussi nous l’avons fait en étant très rigoureux sur les budgets. Entre autres en rachetant un bateau existant, ce qui nous a évité les gros investissements nécessaires quand on doit en concevoir et en construire un de A à Z. C’est là aussi un investissement raisonné et raisonnable, qui va nous permettre de vivre encore de grandes choses, tous ensemble.»

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