« 30 noeuds sinon rien », l’affectueux surnom donné par Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage au maxi trimaran Idec Sport vient une nouvelle fois d’amplement démontrer ses qualités.

Dans un alizé de sud-est idéalement orienté sur l’arrière du bateau, le grand trimaran rouge, au plus près d’une route directe vers l’équateur, est entré de tonitruante manière dans la nouvelle année, alignant 655 miles à la vitesse moyenne de…. 27,3 noeuds! Son retard, toujours conséquent certes, s’est réduit en seulement 24 heures de 345 milles, décompte en cours! L’équateur, situé ce matin à quelques 200 milles de ses étraves, devrait être franchi cet après midi, en avance sur tous les derniers routages. Joyon, et son extraordinaire commando composé d ‘Alex Pella, Boris Herrmann, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Clément Surtel devront alors composer avec une zone de transition entre alizés du sud-est et alizé de nord-est. Ces derniers, bien établis, favoriseront sa remontée vers d’autres difficultés matérialisées notamment par l’anticyclone des Açores, zone de calme qu’il faudra pourtant bien traverser pour rejoindre les très forts flux d’ouest qui vont dès ce week-end balayer la pointe de Bretagne. A 3 400 milles de l‘arrivée à Ouessant, et avec moins de 5 jours et demi restant pour espérer battre le record de Banque Populaire V, Joyon et ses hommes ne se bercent pas d’illusions. Ils demeurent d’une étonnante combativité et vont jusqu’au bout chercher, à l’instar de ces dernières 24 heures, à repousser les limites de la performance, en continuant de démontrer que le pari, osé, de partir autour de la planète mer à bord d’un trimaran géant, équipé d’un mât plus court conçu pour la navigation en solitaire, et armé de seulement 6 hommes d’équipage, est d’ores et déjà gagné.

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