La maxi trimaran IDEC SPORT ne pouvait y couper ; la dépression qu’il chevauchait à belle allure depuis la Nouvelle Zélande a fini par se combler sous les coups de l’anticyclone.

Il entreprend depuis la nuit dernière la traversée d’une zone de hautes pressions, très peu ventées, pour rejoindre les flux plus soutenus de secteur ouest qui courent loin (350 milles) en son sud. La vitesse, mais aussi la progression vers l’est et le cap Horn s’en trouvent, conformément aux prévisions, très ralenties. C’est à un exercice de pilotage millimétré auquel Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage se livrent depuis plusieurs heures, cherchant à coups d’empannages les rares veines de vent qui subsistent ici et là au plus près  du coeur de l’anticyclone. Le salut se situe ce matin vers les 50 degrés de latitude sud. IDEC SPORT, qui a déjà empanné à trois reprises cette nuit, va toute la journée enchainer ces lourdes manoeuvres de changement d’amure sous gennaker pour rejoindre les latitudes où évoluaient voici quatre ans, et en son 26ème jour de course, son adversaire virtuel Banque Populaire V, lui aussi, et à ce moment dans sa tentative, considérablement ralenti. IDEC SPORT l’a cette nuit dépassé en longitude, mais évolue encore à plus de 280 milles dans le nord de la route suivie en 2011 par Peyron et ses 12 hommes d’équipage. A 2 600 milles du cap Horn, IDEC SPORT négocie aujourd’hui la partie la plus cruciale et la plus déterminante de sa traversée du Pacifique Sud.

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