Le maxi trimaran IDEC SPORT  a, comme annoncé par son skipper Francis Joyon, effectué hier en milieu d’après midi une importante manoeuvre, un empannage (virement de bord au vent arrière), alors que le plus fort de la dépression commençait à le dépasser. Le grand multicoque rouge et blanc s’est ainsi offert la possibilité non seulement de demeurer dans un flux de vent d’ouest toujours soutenu, tout en orientant résolument ses étraves vers le sud du Continent africain. Sa vitesse (très) élevée s’est ainsi bonifiée en gain direct sur la route, et le compteur du bord enregistre ces dernières 24 heures des performances typiques de ces machines de l’extrême que sont les multicoques Ultimes. Jugez plutôt. La moyenne du Maxi trimaran IDEC SPORT dépasse ce matin les… 29 noeuds. Joint hier matin, Francis Joyon, l’équipier modèle, admirait l’artiste Bernard Stamm à la barre du grand voilier, en annonçant, laconique, des vitesses vertigineuses : « 41,3…  43 noeuds…. ». Joyon et ses  (rappelons le) cinq équipiers tirent la quintessence d’un bateau à l’origine pensé pour 12 à 14 hommes d’équipage ; en 24 heures, IDEC SPORT vient d’avaler pas moins de 710 milles nautiques. Il a jugulé son retard avec le record établi voici quatre ans par le maxi trimaran Banque Populaire V et ses 41 mètres de long (IDEC SPORT 31,50m), extraordinairement rapide entre l’équateur et le cap de Bonne Espérance que Loïck Peyron et ses 13 marins avaient rallié en 6 jours, 6 heures et 53 minutes. Un temps intermédiaire record que Francis Joyon n’envisageait certes pas de battre en prenant le départ d’Ouessant le 22 novembre dernier, conscient alors que l’étalement loin dans l’ouest de l’anticyclone de Sainte Hélène l’empêcherait de signer une aussi belle trajectoire que celle de Loïck Peyron en décembre 2011. La magie de ce record en maxi multicoque réside bien dans l’aptitude de ces grands voiliers à accélérer et allonger la foulée, autorisant à bien relativiser les distances annoncées ; le débours de 390 milles au compteur d’IDEC SPORT équivalant, à sa vitesse actuelle, à un déficit d’une demi journée au passage du cap de Bonne Espérance.

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