Après huit jours de course, Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage ont dû ce dernier week-end, composer avec un sérieux obstacle météo qui leur a couté l’essentiel de l’avance substantielle accumulée en Atlantique Nord. Conformément aux indications données dès le départ de Brest par le routeur Marcel Van Triest, le maxi trimaran Idec Sport n’a eu d’autre choix samedi matin que de traverser en un point espéré le plus étroit possible une zone déventée, sorte de transition entre des alizés de sud est en voie d’effondrement, et une masse d’air chaud en circulation sous la baie de Rio.

Au prix d’une belle et harassante nuit blanche entre samedi et dimanche, Joyon et son commando ont à l’heure de la messe retrouvé de la pression venue de l’est, et repris leur marche plein sud pour s’extraire de la nasse. Quasiment quatre ans auparavant, jour pour jour, le maxi trimaran Banque Populaire V et Loïck Peyron poursuivaient un contournement express de l’anticyclone de Sainte Hélène, et l’écart théorique repassait brièvement dimanche soir en faveur du tenant du Trophée Jules Verne. Idec Sport augmente depuis mille après mille un delta à nouveau  positif à la faveur d’un placement dans l’est et au vent de son concurrent virtuel plus avantageux. Il infléchit désormais franchement sa route vers l’Afrique du Sud et le cap de Bonne Espérance, en espérant entrer le plus rapidement possible sur l’autoroute du grand sud, matérialisé par les grandes dépressions en circulation vers les quarantièmes degrés de latitude sud.

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