Après une entame de course dantesque, marquée par des avaries en série, les solitaires de la Route du Rhum Destination Guadeloupe profitent de conditions plus maniables, quoique toniques. Septième au dernier pointage, Francis Joyon file ce matin à près de 28 nœuds au large du Portugal, dans un vent de nord-ouest instable et une mer qui s’aplatit enfin. Devant, c’est l’échappée belle pour Loïck Peyron. Mais à bord du plus grand trimaran de la flotte, Spindrift 2 (40 mètres), Yann Guichard reste menaçant et pourrait bien rattraper son retard quand les vents deviendront portants…

Treize abandons officiels, de nombreuses escales techniques, des favoris d’ores et déjà au tapis : cueillie à froid, la flotte de la dixième Route du Rhum a souffert hier. Machines hautement périlleuses, les trimarans Ultimes résistent pourtant bien. A l’exception notable de Thomas Coville, abordé par un cargo, sept des huit engagés sont encore en course vers Pointe-à-Pitre. A bord d’IDEC SPORT, Francis Joyon est donc toujours là, à la poursuite des six trimarans Ultimes qui le devancent ce mardi matin. Si la deuxième nuit en mer a été moins extrême que la première, elle n’a pour autant pas été simple dans un flux de nord-ouest, au travers. D’autant que Francis a choisi de passer à haute vitesse entre le DST (Dispositif de Séparation de Trafic) et le cap Finisterre. Depuis le départ de Saint-Malo dimanche, les moments de pause ont été trop rares. Heureusement, au large du Portugal, la mer commence à s’organiser dans un vent qui reste très instable (entre 25 et 40 nœuds). Le trafic maritime se raréfie et, poussés par le flux de nord-ouest, les premiers concurrents devraient atteindre l’archipel de Madère dans la soirée.

Les Ultimes avalent donc à grande vitesse ce début de parcours. Surtout Loïck Peyron (Banque Populaire VII, 31,50 mètres) qui, au pointage de 8h ce mardi matin, avait une avance confortable de 56 milles sur son premier poursuivant Yann Guichard (Spindrift 2, 40 mètres). Plus grands et plus puissants qu’IDEC SPORT (29,70 mètres), ces deux machines bien menées sont donc à leur avantage. Concurrent le plus à l’Est de la flotte, Francis Joyon accuse un retard de 124 milles sur le leader. Dans sa ligne de mire, les trois MOD70 de Sébastien Josse, Yann Eliès et Sidney Gavignet mais aussi le Prince de Bretagne de Lionel Lemonchois. Dans une course qui ne fait que commencer, on peut compter sur l’expérience de Francis et sa parfaite connaissance de son bateau pour grappiller du terrain sur ses adversaires.

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