A mesure que le départ approche, Francis Joyon gagne en confiance. Dans moins de deux semaines, le dimanche 2 novembre, le skipper du maxi trimaran IDEC SPORT s’engagera pour la sixième fois dans la Route du Rhum. En attendant, il peaufine les ultimes détails techniques et se prépare au convoyage vers Saint-Malo, d’où sera donné le coup d’envoi de la grande classique transatlantique.

A J-13, Francis Joyon en est au stade des finitions. « Les dernières semaines étaient un peu difficiles car j’avais une charge de travail colossale. Aujourd’hui, la préparation technique est terminée et j’ai donc gagné en sérénité. J’ai la satisfaction du travail bien fait et la sensation d’avoir fait de mon mieux », confie Francis. Pour l’essentiel, son IDEC SPORT est donc prêt à partir. « Les ultimes préparatifs concernent le matériel de sécurité et l’allègement du bateau. Je gagne par exemple du poids en installant des bouts avec des diamètres plus fins. Quand on en est là, c’est très bon signe ! » Les choses commencent aussi à bouger du point de vue de la météo. « J’analyse les différents schémas possibles pour savoir si nous serons dans une configuration anticyclonique ou dépressionnaire, j’imagine des projections de route. Mais à deux semaines du départ, cela reste aléatoire et changeant. En fin de semaine, je pourrai me faire une idée beaucoup plus précise des évolutions à venir. Et ce n’est que dans les derniers jours que je travaillerai de manière plus pointue avec mon fidèle routeur Jean-Yves Bernot. »

Jeudi ou vendredi sur les pontons de Saint-Malo
D’ici là, Francis Joyon devra assurer le convoyage de son IDEC SPORT vers Saint-Malo. Les bateaux doivent être amarrés sous les remparts de la cité corsaire ce vendredi au plus tard. Francis prévoit un convoyage jeudi ou vendredi, en fonction de la météo. « Je reste à la Trinité-sur-Mer le plus longtemps possible pour travailler tranquillement sur le bateau. A Saint-Malo, les sollicitations seront très importantes et je n’aurai plus une minute pour moi. » Francis Joyon compte une douzaine d’heures pour rallier la Trinité et Saint-Malo. Pour prendre un minimum de risque, cette navigation d’environ 250 milles se fera très probablement de jour. « Je ferai peut-être quelques runs notamment pour tester un gennaker. Pour le reste, je ne forcerai pas trop, je naviguerai safe. Il ne faudra surtout pas taper un OFNI (objet flottant non identifié, NDR) et abîmer un safran par exemple. Ce serait dommage de casser à 10 jours du départ. Je me rappelle d’un convoyage pour l’OSTAR en 2000. Je suis monté seul à Plymouth et j’ai eu un gros souci au niveau du mât, qui était à deux doigts de tomber. J’ai été contraint de me lancer dans des réparations juste avant le départ. Ce n’est pas un très bon souvenir et je vais tout faire pour éviter ce genre de mésaventure. Cette fois, j’embarque mon fils et un ami qui auront pour mission d’assurer une veille visuelle soutenue. Pour le reste, je me mettrai en configuration solitaire, ferai les manœuvres sans aide, pour me mettre dans le bain de la Route du Rhum », souligne Francis. Bien préparé, serein, motivé, le skipper d’IDEC SPORT pourrait bien faire figure d’épouvantail si les conditions météo lui permettent de rivaliser avec les Ultimes plus modernes. Premières tendances dans environ une semaine…

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