Environ 800 milles dans le nord-ouest de l’archipel du Cap Vert, Francis Joyon joue au chat et à la souris avec la dépression centrée sur les Canaries.

Le moins que l’on puisse écrire est que pour sa toute première édition, la Route de l’Amitié aura connu une situation météo particulière. En effet, il est relativement rare à cette époque de l’année qu’une dépression reste localisée aussi longtemps sur les Canaries. Ce phénomène perturbe complètement le schéma habituel des alizés, ces vents portants d’est en ouest qu’affectionnent tous les marins qui traversent l’Atlantique parce qu’ils promettent de belles glissades et des vitesses soutenues relativement confortables.

Rien de tout cela pour l’instant pour Francis Joyon, qui n’a pas d’autre choix que celui de contourner par le nord-ouest la bulle dépressionnaire. Cela l’écarte beaucoup de la route directe vers Rio de Janeiro – le tracé théorique est plus de 750 milles sur sa gauche, soit près de 1400 kilomètres ! – mais c’est la seule solution pour progresser vers le but sans s’arrêter dans des vents de face puis des calmes (sur ce sujet, lire aussi notre article d’hier).

Ce dimanche matin, à son cinquième jour de mer depuis le départ de Bordeaux, Francis Joyon poursuit impeccablement sa stratégie, actualisant sans cesse sa trajectoire pour trouver le meilleur compromis entre la vitesse et la route efficace vers le but. Il parvient à maintenir des vitesses de 17 à 20 nœuds, soit des journées de l’ordre de 450 milles parcourus, toujours impressionnantes. Aujourd’hui dimanche, le maxi trimaran IDEC devrait passer sous la barre des 3000 milles restant à couvrir d’ici Rio de Janeiro.

En bref

A 8h heure française ce dimanche 13 avril 2014, Francis Joyon à bord d’IDEC naviguait à 17,8 noeuds, cap au 238° (sud-ouest), par 25°30 Nord et 36°12 Ouest. Distance parcourue depuis le départ de Bordeaux : 1740 milles. Distance au but (Rio de Janeiro) : 3071 milles.

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