Ce mercredi 9 octobre 2013, Francis Joyon a reçu l’ULTIMATE TROPHY, nouvelle distinction sportive qui honore le marin le plus rapide sur les quatre principaux records océaniques en solitaire : Tour du Monde, Atlantique Nord, Route de la Découverte et record des 24 heures. Le skipper du maxi-trimaran IDEC est donc le premier à recevoir cette nouvelle distinction, véritable Grand Chelem de la voile océanique en solitaire ! Trophée reçu des mains de Jean Todt, Président de la FIA et Gérard Saillant, Président de l’ICM.

La répétition des exploits de Francis Joyon méritait bien un trophée. Record du Tour du Monde en solitaire en 2008, record des 24 heures en 2012, Route de la Découverte et Record de l’Atlantique Nord en 2013 : autant de grands records détenus par Francis Joyon et qui lui valent de recevoir ce mercredi 9 octobre l’ULTIMATE TROPHY. « Je suis heureux que cette récompense concrétise des performances qui sont le fruit d’un long travail avec le groupe IDEC, l’ICM, mon routeur Jean-Yves Bernot, mais aussi de Christophe Houdet, qui m’a aidé pour les convoyages », souligne le skipper du maxi-trimaran IDEC.

57 jours autour du monde

Marin solitaire le plus rapide autour du monde depuis 2004, il se fait prendre son bien l’année suivante par la navigatrice britannique Ellen MacArthur qui boucle le parcours en 71 jours et 14 heures – soit un jour de mieux que Francis. Francis qui repart en 2008 et frappe un grand coup : 57 jours 13 heures 34 minutes et 6 secondes ! «Le Tour du Monde est le record le plus difficile par sa durée et les zones traversées», raconte-t-il.
«J’ai dû descendre très Sud, dans des zones d’iceberg, en faisant face à des conditions météo extrêmes. La remontée entre le cap Horn et la Bretagne a également été compliquée, avec pas mal de petites avaries. Et malgré ce parcours exigeant, il fallait aller vite, longtemps. C’est mon plus beau record, celui qui me laisse le plus de souvenirs».

666 milles en 24 heures

A l’été 2012, Joyon s’attaque à un deuxième grand record : celui de la plus grande distance parcourue en 24 heures, en solitaire. Résultat : 666,2 milles. «J’ai vu une dépression se former au milieu de l’Atlantique. Je suis parti de Bretagne la rejoindre puis je me suis placé sur son avant. Cela a marché ! Le record des 24 heures est lui aussi extrême, dans le sens où il faut tenir des vitesses très élevées dans des conditions forcément musclées».

8 jours sur la route de Christophe Colomb

En février 2013, Francis Joyon part à l’assaut de l’un de ses records qu’il sent menacé : la Route de la Découverte, entre Cadix (Espagne) et San Salvador (Bahamas). Il explique : «Thomas Coville avait une belle avance sur mon temps de référence et était en passe de l’améliorer. Je suis donc parti à mon tour. Entre-temps, Thomas a abandonné et je me suis donc battu contre mon propre chrono. Avec succès (8 jours 16 heures 7 minutes et 5 secondes). Dans la Route de la Découverte, on se prend plusieurs fronts, mais on fait aussi face à des zones de calmes. Des conditions instables, donc, et il faut réussir à gérer au mieux ces différents systèmes météo».

L’Atlantique en 5 jours

Dernier record en date : l’Atlantique Nord, en 5 jours, 2 heures, 56 minutes et 10 secondes pour rallier le phare d’Ambrose au large de New York au cap Lizard, à la pointe occidentale de la Cornouaille anglaise. Une performance d’autant plus remarquable qu’elle est survenue dans un contexte particulier. Francis Joyon : «J’avais chaviré au large de New York lors de la précédente tentative. Je ressentais de l’appréhension mais je voulais à tout prix effacer ce mauvais souvenir. Là encore, il faut être constamment très rapide, à fond sur les réglages pour que le bateau file tout le temps à plus de 25 nœuds. On ne dort quasiment pas pendant cinq jours et on arrive terrassé».

Garder le Trophée

Francis Joyon a donc à ce jour les quatre grands records en poche. Mais il est bien placé pour savoir qu’ils sont par définition faits pour être battus. D’autant que la concurrence s’affûte : des marins de la trempe de Thomas Coville, Armel Le Cléac’h, François Gabart ou encore Lionel Lemonchois convoitent ses records, et par la même occasion cet Ultimate Trophy. Mais Francis Joyon ne s’en émeut pas, bien au contraire : «Je constate que mes performances ont créé une émulation qui pousse des marins et des sponsors à s’investir. Ils se donnent les moyens de les battre avec des bateaux plus grands, plus légers, plus larges – donc plus rapides. Mais je ne me laisserai pas faire : si l’un de mes records est battu, je ferai tout pour le récupérer !».

Patrice Lafargue, Président du groupe IDEC: « Je suis très fier de ce trophée qui récompense un grand marin et son histoire de plus de 10 ans avec le groupe IDEC. Je m’associe à l’ensemble des salariés pour le féliciter de ces exploits hors-normes».

Gérard Saillant, Président de l’ICM: «L’Ultimate Trophy, c’est la reconnaissance des exploits répétés d’un homme hors du commun et à travers lui de toute une équipe soudée. Francis a depuis longtemps montré que la victoire était le résultat du talent, du travail et du courage, mais n’était pas incompatible avec la fidélité, la générosité et la discrétion légendaires qu’on lui connait. Merci Francis de nous faire rêver !»

Rappel des quatre grands records

  • Record du Tour du monde : 57 jours 13 heures 34 minutes et 6 secondes, février 2008
  • Record des 24 heures : 666,2 milles parcourus, juillet 2012
  • Record de la Route de la Découverte (Cadix – Sans Salvador) : 8 jours 16 heures 7 minutes et 5 secondes, février 2013
  • Record de l’Atlantique Nord : 5 jours, 2 heures, 56 minutes et 10 secondes, juin 2013
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