Entre l’Andalousie et les Bahamas, il y a 3884 milles d’immensité Atlantique à couvrir. Soit près de 7200 kilomètres. Le but du jeu est de consacrer à cela huit fois moins de temps que les soixante-dix jours qui furent nécessaires à l’expédition qui découvrit officiellement l’Amérique. En clair, il faut surfer sur les alizés à plus de 20 noeuds de moyenne sur l’eau, une vitesse que seuls les grands multicoques comme IDEC peuvent espérer tenir longtemps en solitaire.La moyenne à dépasser sur l’orthodromie (la route directe théorique, mais la distance réellement parcourue est évidemment toujours plus importante) s’élève déjà à 18,92 noeuds. C’est Francis Joyon qui détient ce record depuis novembre 2008, quand il avait navigué pendant 9 jours, 20 heures, 35 minutes et 03 secondes entre Cadix et San Salvador.Pour l’anecdote, ce chrono de la Route de la Découverte – tout comme le record autour du monde et celui de l’Atlantique nord – donne lieu lui à un duel acharné entre les deux grands spécialistes du multicoque en solitaire que sont Francis Joyon et Thomas Coville. Voilà un peu plus de quatre ans donc, Francis avait amélioré d’une quinzaine d’heures le record établi par Thomas en juillet 2008 (10 jours et 11 h) lequel, avec son trimaran ORMA de 60 pieds, améliorait à l’époque un chrono de 2004 établi par… Francis Joyon, évidemment (11 jours et 3 heures).Francis Joyon est donc le premier à avoir brisé la barre symbolique des 10 jours. Côté ambiance à prévoir, contrairement aux idées reçues ce parcours est tout sauf une partie de plaisir pour un marin solitaire. Certes la majeure partie de la navigation se fait au portant, mais l’alizé à toutes les chances d’y être très instable, sans parler des cyclones qui peuvent aussi être de la partie en fin de parcours. En un mot, il ne s’agit jamais d’une navigation tranquille et « l’autoroute du sud » est rarement confortable. Sur un parcours proche d’une Route du Rhum avec option très sud (pour résumer), il faut savoir aller très vite en permanence tout en évitant l’avarie, voire le chavirage qui guette à chaque rafale un peu plus violente, à chaque vague un peu plus grosse que les autres. C’est donc un record bien plus « tendu » qu’il n’y parait sur le papier que Joyon veut améliorer… .

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