Les poussées dépressionnaires en développement ce week end sur l’est des Etats-Unis vont ainsi offrir au prix de quelques efforts et d’un brin de patience, une dramaturgie en trois actes à Francis Joyon en quête de ré appropriation d’un record mythique déjà détenu en 2005. Le départ de New-York depuis l’embouchure de l’Hudson River s’annonce en effet compliqué dans un premier temps, avec la gestion d’une petite zone dépressionnaire qui va contraindre Francis Joyon à naviguer quelques heures au bon plein, une allure peu propice à l’excès de vitesse.Cette première phase transitoire revêt pourtant une importance fondamentale car elle doit permettre au grand trimaran rouge d’attraper au terme d’une douzaine d’heures un flux puissant et établi de secteur sud ouest qui configure l’autoroute sensée propulser Francis Joyon à toute allure vers les côtes de la vieille Europe.Avec 25 à 30 noeuds de vent bien calés par le trois quart arrière du multicoque, Francis devrait affoler les compteurs et se positionner jusqu’à l’approche de l’Irlande en postulant crédible à la reconquête du record.Restera en phase trois de cette aventure à gérer « l’atterrissage » sur l’entrée de la Manche. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de tentative, une incertitude plane encore sur la direction qu’aura alors prise la dépression. Si cette dernière circule trop nord vers les îles Britanniques, elle pourrait dans son sillage établir une zone sans vent fatale aux espoirs d’IDEC.Le décor est planté. Francis n’attendra pas ce soir la nuit américaine pour extraire son multicoque géant de la marina de Brooklyn. Après avoir procédé hier à l’avitaillement en frais et au carénage de sa coque, il embouquera en fin de journée heure française l’Hudson River, cap vers le large et la marque de départ de cette traversée chargée d’histoire entre le nouveau et l’ancien continent.

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