5 jours, 19 heures 30 minutes et 40 secondes pour parcourir les 2 980 milles théoriques qui séparent le nouveau monde de la vieille Europe ; tel est le challenge que Joyon, détenteur du précédent temps de référence établi en 2005 sur l’ancien trimaran IDEC 1, aimerait relever. « Nous avons eu, avec Jean-Yves Bernot mon conseiller météo, quelques configurations intéressantes ces derniers jours » analyse Joyon, « mais aucune, soumise aux polaires de vitesse du bateau, ne nous garantissait de passer sous la barre des 6 jours. »Si juillet est traditionnellement le mois de tous les records sur ce tracé, août, ainsi que l’avait démontrée la performance réalisée en 2009 par Pascal Bidégorry et l’équipage de Banque Populaire V, peut aussi présenter des configurations météo proches de l’idéal pour tenir les quelque 22 noeuds de vitesse moyenne et battre ce record si cher au coeur des marins. »J’ai bien vécu l’attente en juillet » avoue Joyon avec sa franchise coutumière. « Mais je me languis quelque peu depuis le début du mois d’août devant ces fenêtres qui s’entrouvrent pour mieux se refermer à notre nez. » Le trimaran IDEC est entre de bonnes mains dans la marina de Brooklyn, la plus proche et la plus accessible pour rejoindre la ligne de départ virtuelle située par tradition à hauteur du phare d’Ambrose au large de New York.Joyon tient son sac prêt et s’est donné, en plein accord avec son partenaire IDEC, jusqu’à la fin août pour prolonger son stand-by.

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