Ses récentes moyennes traduisent très exactement le régime auquel Francis, et son suiveur immédiat Yann Guichard sur Gitana XI sont soumis, avec des chiffres peu dignes du grand dévoreur d’océans qu’est IDEC. Francis, au prix de judicieux empannages vers le Nord Ouest préserve une position stratégiquement importante sur le plan d’eau. Il sait que sa situation comptable va à court terme beaucoup bouger, avec un Sodebo bientôt en mesure de faire route directe et à grande vitesse. À plus long terme, et malgré la superbe qu’affiche depuis le départ Franck Cammas, qui a su éviter avec brio épisodes orageux et dérive anticyclonique, Francis n’exclut pas un rassemblement général des ténors de la classe, dans la perspective d’un sprint final.C’est la mauvaise surprise de la nuit, surprise que les meilleurs observations météo tant à terre qu’embarquées, n’avaient décelée. Francis Joyon, suivi comme son ombre par Yann Guichard voit sa longue route faire de l’accordéon, avec de terribles ralentissements sous des amas nuageux chargés d’électricité, suivis sans transition par de terribles accélérations du vent. 5 noeuds ici, puis 28 noeuds dans les minutes suivantes… un régime qui impose une présence sur le pont de tous les instants. Ce travail n’exclut pourtant pas la réflexion, car dans un semblant d’alizé en voie d’effilochage, le marin de Locmariaquer a également dû repositionner à plusieurs reprises son IDEC sur l’échiquier Atlantique, gagnant un peu dans le Nord pour échapper aux zones de calme. Au final, c’est un Francis Joyon tout en sérénité qui s’exprimait aujourd’hui. « Je suis là où je voulais être » souligne t’il. Alors que le vent tourne lentement au Sud Est, et que la houle s’ordonne, Francis envisage dès ce soir l’établissement de flux plus réguliers et propices à le pousser vers une nouvelle zone perturbée, celle créée par le front froid derrière l’anticyclone, et qui va redistribuer quelque peu les cartes chez les Ultimes.Si la position du leader Franck Cammas inspire le respect, elle ne pousse pourtant pas Francis Joyon ou son conseiller météo à terre, Jean-Yves Bernot, au défaitisme. « A chaque jour suffit sa peine » explique Francis ; « Le jeu demeure très ouvert et rien ne me semble définitivement joué. Cette course est passionnante, qui offre la possibilité de comparer de formidables bateaux…. ». La route suivie très nord par Thomas Coville, et qui a poussé hier Sidney Gavignet à l’abandon après la dislocation de son Oman Air Majan, est naturellement observée de près à bord d’IDEC. « Les choses semblent peut-être simples sur le papier pour Sodebo », poursuit Francis, « mais dans la réalité, sa route est très compliqué à gérer, avec une zone de transition avant les flux de Nord Est. »L’établissement d’une vent plus régulier devrait aussi offrir la possibilité à Francis de prendre quelque repos. Après plus de 4 jours de course, ses phases de sommeil ont été réduites au strict minimum. « Heureusement, je mange bien. L’appétit n’a chez moi jamais été un problème… »Classement à 15h40 :1- Groupama / Franck Cammas2 – Sodebo / Thomas Coville3 – Gitana 11 / Yann Guichard4 – IDEC / Francis Joyon5 – La Boite à Pizza / Philippe Monnet

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