Du poids de l’expérience »Serein ? On ne l’est jamais vraiment à la veille d’une grande semaine d’avant départ de la Route du Rhum ! » affirme un Francis Joyon pourtant bien conscient de se présenter pour la cinquième fois en 20 ans au pied des remparts de Saint-Malo à la barre d’un multicoque redoutable et redouté. Les souvenirs des années « pionnières », où Francis à la barre de voiliers jamais parfaitement préparés, a pourtant bâti sa légende du marin capable grâce à une force mentale et physique hors du commun de s’extirper des situations les plus contraires, continuent d’enrichir son quotidien, nourrissant ses réflexions sur la meilleure manière d’approcher ce grand rendez-vous automnal. Et pour ce faire, rien de mieux que de renouer avec un vieux complice, le navigateur-routeur Jean-Yves Bernot ; « Je me suis de nouveau rapproché de Jean-Yves ces dernières semaines » explique le skipper de IDEC. « Nous avons « débriefé » nos dernières expériences vers l’île Maurice, et surtout consacré beaucoup de temps à intégrer à nos outils d’analyses les nouveaux paramètres du trimaran. IDEC dispose de foïls qui modifient sensiblement ses performances à certaines allures, et il importe que Jean-Yves les inclut dans ses réflexions. » A 54 ans, Joyon et son immense expérience, s’imprègne avec toujours autant d’humilité du savoir des autres.Des favoris, et une météo peu propice aux records…De retour chez lui pour garder à distance une tension qu’il sent monter du côté de Saint-Malo, Francis Joyon procède avec méthode aux derniers préparatifs, surtout axés sur l’avitaillement. Il jette un regard passionné sur ce qui l’attend entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre : « Pour moi qui suis passionné de multicoques, on voit des bateaux très différents avec chacun leurs chances de victoires. C’est sur l’eau que l’on observera les meilleurs. » Bateau léger pour l’éventualité du petit temps, lourds voiliers susceptibles de mieux encaisser le gros temps… toute la flotte des maxis-multis possède un potentiel de puissance et de vitesse impressionnant. Francis ne dégage pourtant aucun favori, de Thomas Coville, à Franck Cammas, Yann Guichard ou Sydney Gavignet, Francis identifie pas moins de 5 vainqueurs potentiels dans cette catégorie « reine », celle la plus à même de franchir en premier la ligne d’arrivée de Pointe-à-Pitre. Et de discerner, fort de son expérience personnelle autour du monde avec IDEC premier du nom, voilier théoriquement construit pour naviguer en équipage, de nombreux avantages à disposer, à l’instar d’une Servane Escoffier ou d’un Franck Cammas, de voiliers plus typés « équipage » que « solitaire », la largeur apportant beaucoup de stabilité, « avec une réserve de puissance très intéressante pour attaquer ».Puissance, vitesse, polyvalence des voiliers… tout semble réuni pour que cette Route du Rhum – La Banque Postale de tous les superlatifs voit de nouveau les chronos exploser. Francis Joyon tempère cette analyse ; « Les toutes premières analyses météo laissent envisager beaucoup de navigation au plus près du vent. Deux fois la route, trois fois la peine dit l’adage ; des conditions a priori peu favorables à faire tomber le record de Lionel Lemonchois établi en 2006 avec du vent portant… »

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