« Oui la journée d’hier a été très sympa » reconnaissait dans un large sourire perceptible sur les ondes satellitaires le skipper d’IDEC. « A 70 degrés du vent, on appelle cela « du près océanique », une allure rapide pour IDEC, mais qui suppose une grande vigilance car le bateau monte sur une coque. mais les conditions de mer s’y prêtaient et j’ai profité à plein de ce régime pour gagner dans le nord. » IDEC a ainsi très rapidement rejoint des latitudes clémentes en température, mais toujours aussi capricieuses en termes de vent. Les orages du matin ont de nouveau levé une houle irrégulière dans laquelle les puissantes étraves du multicoque viennent frapper. L’heure n’est toujours pas à la glissade, mais bien à la lutte permanente con tre de bien peu coopératifs éléments. Un centre anticyclonique s’interpose de nouveau devant ses étraves et si Joyon se félicitait ce matin d’avoir évité une zone de calme en partant radicalement à l’est, il sait que sa route sera jusqu’au bout faite de détours, de virements de bords, et de tâtonnement dans des flux instables en force comme en direction. « J’ai fait tourner mes logiciels de routage » explique t’il, « et je reste sur une estimation d’arrivée jeudi après midi. »Port Louis, site d’arrivée sur l’île Maurice, se trouve sous le vent des alizés d’est. Francis se prépare, à l’instar de ses expériences sur la Route du Rhum ou sur la Route de la Découverte, à devoir gérer un « atterrissage » délicat dans le dévent de l’île. Une ultime difficulté dans un voyage particulièrement corsée en la matière.

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