En bouclant les 50 et quelques milles du parcours en 7 heures, 46 minutes et 10 secondes, bien loin de son record de 2001 (3 heures, 8 minutes et 29 secondes) Francis et son équipage sont devancés de plus d’une heure par l’Extrème 40 « Oman Sail Masirah » du Britannique Pete Cummings, vainqueur de l’épreuve. Demeure pour Francis et ses quatre hommes d’équipage, l’immense plaisir d’avoir pris part à cet important événement outre manche, bord à bord avec les plus beaux voiliers du moment, et face aux grands noms de la voile contemporaine, Ellen McArthur, Russel Coutts, Ben Ainslie en tête. »Comme le souligne Rodney Pattison, notre navigateur du jour, qui a participé aux trente dernière éditions de cette course phénoménale, chaque édition ne ressemble à aucune autre. » C’est avec le sourire que Francis Joyon analyse à chaud cette belle journée de régate ; « Le vent n’était décidément pas de la partie, pour tous les concurrents et particulièrement pour notre grand trimaran qui n’a jamais trouvé en quelque recoin de l’île le « range » de vent favorable. » Partis tôt ce matin, 8 heures 10 Françaises, les multicoques ont négocié la sortie du Solent vers les Needles dans un petit flux de Nord Nord Ouest pour environ 8 noeuds. Déjà, les légers et surtoilés Extreme 40 se montraient à leurs avantage tandis qu’IDEC se bagarraient avec les maxi monocoques, au premier rang desquels le recordman de l’Atlantique, le maxi de 100 pieds Icap Leopard.Le long bord de portant sous le sud de l’île voyaient les multicoques tirer de grands bords dans un flux davantage orienté au Sud Ouest, mais de plus en plus irrégulier en force. L’arrivée sur la pointe orientale de l’île, dénommé Bembridge Ledge, était le théâtre d’un arrêt massif de la flotte, emprisonnée dans un trou sans vent. « Nous restons « tankés » une première fois une dizaine de minutes » raconte Francis. « Nous décidons d’aller un peu plus au large en espérant y trouver du vent, et nous nous « empétolons » une nouvelle fois, tandis que les légers Extreme 40 prenaient la poudre d’escampette au plus près des rivages de l’île de Wight. » Idec remontait une nouvelle fois la flotte des grands monocoques et franchissait la ligne d’arrivée peu avant 16 heures françaises. « Nous avons de nouveau beaucoup appris » conclue Francis. « Les gars (Christophe et Aubin Houdet, Romuald Favreau, Christophe Cudennec et Rodney Pattison ndlr) se sont beaucoup démenés. Les empannages et virements de bord effectués se comptent en dizaines. Rodney, qui connait décidément chaque galet du Solent, a fait merveille. Je regrette juste que nous n’ayons jamais trouvé le filon de vent qui nous permette d’exprimer tout le potentiel d’Idec. »

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