Le 20 janvier 2008, Francis Joyon rentrait à Brest sous les vivats mérités de la foule, après un des plus grands exploits maritimes depuis que la voile est voile : un tour du monde solitaire en 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes. Le « menhir de Locmariaquer » battait alors de… deux semaines ( !) le record précédent d’Ellen MacArthur, chrono qui avait au passage valu à la jeune anglaise d’être anoblie par la Reine et d’hériter du titre de « Dame ».Francis Joyon, jeudi soir, a été « anobli » d’une autre manière par le conseil régional de Bretagne qui lui a accordé le trophée du Sportif breton de l’année. Une distinction peut-être toute aussi précieuse pour le skipper du maxi trimaran IDEC : « pour un gars comme moi né en Eure-et-Loire, être élu sportif Breton est une belle satisfaction » a sourit Francis, pas fâché de voir son adoption bretonne ainsi largement confirmée ! Car Francis Joyon vit en Bretagne depuis qu’il y a découvert les bateaux, à 18 ans aux Centres des Glénans, où il a débuté par être « matérialiste » – c’est ainsi qu’on nommait alors ceux qui s’occupaient de l’entretien des bateaux – avant de devenir, en parfait autodidacte, le monument de la course au large que l’on connaît aujourd’hui. Francis Joyon a eu également le bon goût de conforter le jury dans son choix en empochant en guise de cerise sur le gâteau, voilà trois semaines, le record de la Route de la Découverte entre Cadix et San Salvador (Bahamas), ramené pour la première fois sous 10 jours en 9 jours et 20 heures.Francis Joyon a été élu sportif breton de l’année 2008, en compagnie de Laëtitia Le Corguillé, la Briochine médaille d’argent en BMX aux JO de Pékin.

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