Francis Joyon parviendra-t-il à couper la ligne d’arrivée de San Salvador (Bahamas) avant vendredi à 18h20 (HF), pour battre les 10 jours, 11 heures et 50 minutes de Thomas Coville ? Ce lundi midi, il lui reste une centaine d’heures pour y parvenir et 1350 milles – sur la route directe – à couvrir. Autrement dit il lui faut tenir une moyenne supérieure à 13,5 nœuds sur la route (celle du record à battre est de 15,5). En théorie, ce rythme est dans les cordes d’IDEC… mais méfiance quand on sait que la moyenne du maxi-trimaran rouge peut aussi chuter entre 4 et 6 nœuds dans la pétole, comme ce week-end.Conséquence immédiate de ce week-end à chercher le vent : Francis Joyon a perdu les deux tiers de l’avance qu’il avait réussie à se forger sur le chrono de Thomas Coville lors des 4 premiers jours de course. « Heureusement, j’ai fini par traverser ce front et depuis ce matin, j’ai un bon flux de nord et j’avance de nouveau vite, à 23 nœuds, en route directe. ». L’avance qui était tombée à 88 milles a aussitôt grimpé de nouveau, à 117 milles ce matin à 11h30, alors qu’IDEC navigue par 32°05 de latitude Nord et 50°51 de longitude ouest, cap au 260°, à un peu plus de 1350 milles de l’arrivée à San Salvador.« Sauf mauvaise surprise comme ce week-end, je devrais avoir des conditions favorables pendant 48 heures, même si le vent va tourner et qu’il faudra sans doute que je lofe (remonte au vent, ndr) puis que j’empanne pour conserver de l’angle et donc de la vitesse », explique un Francis Joyon pas fâché de s’être tiré de ce mauvais pas. « Il faut que je range le bateau qui a très bien tenu dans ces conditions difficiles… et que je me fasse un café pour retrouver un peu de lucidité et prendre les bonnes décisions », raconte le pilote d’IDEC dans un éclat de rire.

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