« Depuis le tour du monde, je n’ai navigué qu’une seule fois à bord d’IDEC, une petite heure pour faire des essais de voile. Alors oui, ce petit convoyage de 2000 milles va permettre de se dégourdir les jambes… ça fait prendre l’air, c’est sympa ». Toujours aussi déconcertant de simplicité, Francis Joyon !Partir en bordure d’un centre dépressionnaire qui va générer des vents de nord-ouest de 25 nœuds avec des rafales à 40, fait effectivement « prendre l’air ». Ce n’est pas très, très creux », tempère Joyon, « et ça mollira le long des côtes du Portugal, puis encore plus sans doute dès que nous serons en Méditerranée, où nous aurons des calmes et du vent debout ».A deux, avec Christophe HoudetPas d’équipage pléthorique pour ces « 8 à 9 jours de navigation jusqu’à Marseille ». Le convoyage d’IDEC de Bretagne en Méditerranée va se faire à deux, seul Christophe Houdet embarquant à bord de « la flèche rouge ». Francis Joyon explique : « après moi, Christophe est celui qui connaît le mieux le bateau… peut-être même mieux que moi puisqu’il en a suivi toute la construction au chantier Marsaudon». Ce sera l’occasion de tester de nouvelles voiles, notamment un gennaker et un solent neufs, « la grande voile, elle, restant en parfait état malgré son tour du monde ». Après son époustouflant record planétaire en 57 jours, le maxi trimaran a eu droit à un check-up complet – « nous avons tout contrôlé refait ce qui était fatigué, explique le skipper d’IDEC, « notamment des lashings, des cordages, de l’électronique de bord » – et une attention toute particulière a bien entendu été portée sur le mât et les fixations de haubans qui avaient menacé de lâcher lors de la dernière partie du record autour du monde. « Nous avons refait les axes de fixation et stratifié les capuchons, ça ne bougera plus », assure Joyon, « et nous avons aussi soulevé le mât à l’aide d’une grue pour nettoyer la boule de toute la graisse qui s’était figée et qui faisait que celui-ci ne pivotait plus. Tout fonctionne de nouveau ».Moins de 24h pour traverser la MéditerranéeDès son arrivée à Marseille, IDEC et Francis Joyon seront en stand-by donc pour établir un premier temps de référence en multicoque et en solo sur la traversée de la Méditerranée, entre Marseille et Carthage (Tunisie). Objectif ? « Ce temps n’existe qu’en équipage en multicoque et qu’en monocoque en solo, donc ce sera l’établissement d’un temps de référence », explique le skipper du maxi trimaran. « Et comme il y a en gros 500 milles nautiques, l’idée est de ne pas mettre plus de 24 heures. Il faudra espérer un coup de Mistral pour cela et, s’il arrive, partir avant la fin du mois, car ensuite.. c’est bien connu, sur la Côte d’Azur l’été il fait beau ! » Et trop beau pour tenter un tel record… La suite ? La suite ce sera le record de la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador (Bahamas), détenu par un certain Thomas Coville… lui même en stand-by à New York pour s’attaquer au record de l’Atlantique Nord, propriété, lui, d’un certain Francis Joyon. « C’est logique », assure Francis, « Thomas et moi nous avons des bateaux très proches, conçus pour le même programme de records. Il n’y a donc pas de grande surprise à nous voir poursuivre nos duels, c’est normal .» Avec Francis Joyon, tout parait toujours « normal ». A commencer par dompter en solitaire des monstres de trente mètres à trois coques…

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