« Le vent était plus régulier cette nuit » raconte Francis, « Et j’ai pu tenir les 16 ou 17 noeuds de moyenne tout en me reposant un peu. » Serein et mesuré dans ses propos, Joyon traduit néanmoins l’omniprésence de cette épée de Damoclès préfigurée par son mât fragilisé.  » Je suis toujours au près et le bateau tape. Avec le renforcement de l’alizé, la mer va se durcir et je dois constamment trouver le bon compromis pour ne pas augmenter le risque de démâtage. » Francis a ainsi de nouveau réduit la voilure ce matin. Il accepte de ne pas serrer le vent au plus près comme il l’aurait probablement fait en d’autres circonstances. « Je fais cap au 345, alors que la route directe est au 30 » explique-t-il. IDEC rallonge un peu la route, mais le trimaran navigue ainsi un peu plus confortablement et avec une bonne vitesse, plus de 18 noeuds ce matin.L’axe qui tient le hauban tribord a été bloqué au mieux des faibles moyens dont dispose Francis à bord d’IDEC. Suite aux nombreux échanges entre le navigateur solitaire et les architectes du bateau, Nigel Irens et Benoit Cabaret, d’une part, et les constructeurs du voilier Samuel et Dominique Marsaudon d’autre part, une dernière entreprise de sécurisation serait envisageable, avec l’installation d’une « ceinture » autour du mât qui enserrerait l’ancrage de hauban, limitant ainsi la tension sur l’axe. Une nouvelle escalade en tête des 32 mètres du mât est donc envisagée. Certainement pas dans les conditions du jour. Il faudra attendre une mer plus aplanie et une allure plus régulière du voilier pour que Francis s’attelle à cette nouvelle opération de sécurisation.

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