Top départ. Ce vendredi matin 23 novembre 2007, Francis Joyon est reparti à la poursuite du chrono planétaire en solo et multicoque sans escale, record qu’il inventa voilà quatre ans et qu’Ellen MacArthur améliora l’année suivante. L’étrave rouge du grand trimaran IDEC a coupé la ligne de départ à la sortie du goulet de Brest à 11h05’52 pour 21600 milles (1) d’aventure et de compétition autour du monde, sur le parcours mythique des trois caps. Dans un flux de nord-est de 15 nœuds qui forcira à 25 nœuds passée la pointe de Bretagne, sur mer plate et un ciel pavé de gros nuages noirs entrecoupés d’éclaircies lumineuses, Francis Joyon, Trinitain bon teint de 51 ans, s’est élancé toutes voiles dehors au vent arrière, dans le vacarme des hélicoptères et des vedettes accompagnatrices.Le World Sailing Speed Records Council (WSSRC) a validé ce départ et calculé que pour battre le record, IDEC devait revenir couper la ligne après sa volte planétaire avant le dimanche 3 février 2008 à 1h23’25 » heure française.Quelques instants avant de quitter le ponton de Brest, juste avant les émouvantes accolades avec ses proches, Francis Joyon a confirmé ce qu’il annonçait hier : les conditions météo sont favorables pour ne pas perdre trop de temps par rapport au chrono de Castorama sur la première partie du parcours. « On part dans des vents portants suffisamment soutenus et réguliers pour rester dans le coup sur cette première semaine de course. On espère réaliser un temps correct car c’est important de ne pas prendre trop de retard sur le chrono d’Ellen MacArthur jusqu’à l’équateur, puisqu’elle avait bénéficié de conditions très favorables sur ce segment », a expliqué le navigateur solitaire avant de larguer les amarres.Jean-Yves Bernot, le routeur d’IDEC, précise : « avec du vent portant l’hiver en Europe occidentale, il ne faut pas finasser : il faut partir. Passée la pointe Bretagne, le vent va s’installer à 25 nœuds de nord-est et devrait permettre à IDEC d’atteindre des vitesses de l’ordre de 23, 24 nœuds. Au cap Finisterre, le vent montera à 28, 30 nœuds. Il y aura sans doute à empanner dans le golfe de Gascogne pour suivre des oscillations du vent de l’ordre de dix degrés. L’important est qu’à priori il n’y aura pas de rupture pour aller chercher l’alizé qui a tant manqué aux concurrents de la Transat Jacques Vabre. On peut ainsi espérer que Francis mette un peu plus d’une grosse semaine, peut-être huit jours, pour atteindre l’équateur. Ce serait parfait. »(1) 21600 milles est la distance minimale à parcourir pour valider un tour du monde (équivaut au tour de l’équateur). La distance réelle parcourue sur l’eau, elle devrait être de l’ordre de 26 000 milles, soit près de 50 000 kilomètres en langage terrien. D’autre part, pour valider un record autour du monde il faut qu’il soit battu d’au moins une minute, ce qui explique la dead-line du 3 février à 1h23’25 ».

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