Parti de Cowes, au Sud de l’Angleterre, à l’assaut du record de la traversée de la Manche ce matin à 09 heures 52 minutes et 41 secondes (heure française) sous grand voile haute et trinquette dans un vent de Nord Ouest soufflant à 18 noeuds, Francis Joyon et IDEC devaient rallier Dinard avant 17 heures 47 minutes et 28 secondes cet après-midi pour espérer battre le temps-référence établi par Thomas Coville à bord de son trimaran de 60 pieds Sodeb’O en juillet 2006. C’est chose faite puisque le maxi-trimaran rouge est arrivé en baie de Saint-Malo à 16 heures 16 minutes et 17 secondes. 6 heures 23 minutes 36 secondes, c’est donc le temps qu’il aura fallu à Francis Joyon pour effectuer la liaison Cowes-Dinard. Coville avait mis 7 heures 55 minutes et 47 secondes pour boucler les 138 milles de course (250km). Le skipper de IDEC aura donc mis 1 heure 32 minutes et 11 secondes de moins que le Costarmoricain pour signer son premier record en solitaire à bord du maxi-multicoque de 30 mètres, mis à l’eau le 19 juin dernier.La traversée de la Manche n’aura pas été de tout repos pour le recordman de la traversée de l’Atlantique Nord (juillet 2005).  » Je suis parti un peu rincé car j’ai quitté la Trinité-sur-Mer hier matin et la navigation pour arriver à Cowes à temps pour s’élancer a été intense. De plus, j’ai du pas mal manoeuvrer car comme le vent forciçait au fil des milles, il a fallu enchaîner les prises de ris  » a expliqué Francis en fin d’après-midi.  » Au niveau du Raz Blanchard, j’ai eu jusqu’à 32 noeuds de vent réel. Par ailleurs, j’ai eu du courant contraire tout le long.Reste que l’essentiel est là : le record est battu. C’est une vraie satisfaction mais surtout une belle avancée dans la connaissance du bateau. Cette traversée de la Manche m’a permis de voir qu’il y a beaucoup de choses sur lesquelles on travaille depuis maintenant un an et demi et qui fonctionnent, qui sont super éfficaces. Evidement, il y a aussi des améliorations à faire dans d’autres domaines mais globalement le bateau marche bien et atteind des bonnes vitesses sans peiner. Il est vraiment adapté à son programme. Pour résumer, ce premier record permet de valider le bateau, le travail qu’on a fait et de renvoyer la balle aux architectes… En somme : beaucoup de choses positives ! « 

facilisis risus. ut ultricies sem, non

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