LOUVOYAGE BRÉSILIEN

Le maxi trimaran IDEC SPORT poursuit sa lente remontée vers le nord au large de la baie de Rio. Francis Joyon et ses hommes, pour contourner l’anticyclone de Sainte Hélène, doivent se rapprocher des côtes brésiliennes, en tirant des bords de près dans un vent de secteur nord nord est peu soutenu.

La vitesse du bateau ne dépasse, dans ces conditions, que rarement les 20 noeuds, une misère quand on connait le potentiel du géant. Cette navigation au plus près du vent oblige l’équipage à changer souvent d’amure, alternant bords rapprochants, cap au nord est, et bords pénalisants, cap vers les côtes brésiliennes et un gain dérisoire sur la route. Au terme d’une journée complète à tirer le meilleur du bateau et des conditions, Joyon et son commando n’ont vraiment progressé que de 225 milles vers leur objectif, l’équateur. Encore quelques milles, et les prémices de l’alizé de sud est devraient se faire sentir sur la droite du bateau. IDEC SPORT pourrait ainsi progresser plus rapidement sur un cap efficace plein nord, et tenter de combler un déficit porté ce matin à près de 1 000 milles sur le détenteur du Trophée Jules Verne, Banque Populaire V. Au 38ème jour de course, et alors qu’il reste plus de 4 800 milles à parcourir, l’Atlantique Sud a déjà « couté » six jours à IDEC SPORT depuis son passage au cap Horn le 23 décembre dernier.