JOYON : « NOUS SOMMES VENT DEBOUT »

Au large de l’Uruguay, après une nuit très lente la vitesse est revenue ce matin. Mais ce sont trois jours à tirer des bords de près qui sont maintenant au menu des hommes d’IDEC SPORT.

 On y est. En pleine bagarre contre les calmes. Cette nuit le cap du 35e jour de mer a été franchi dans des zones sans vent. « Nous étions parfois arrêtés à moins de 3 nœuds » témoigne Francis Joyon, joint au téléphone ce dimanche midi.

First aerial images of IDEC SPORT maxi trimaran, skipper Francis Joyon and his crew, training off Belle-Ile, Brittany, on october 19, 2015 - Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Après 24 heures comme prévu très difficiles, il y a du mieux ce matin. IDEC SPORT a retrouvé du vent et des performances en rapport avec ses capacités, autour de 20 nœuds de vitesse. « Nous avons de nouveau du vent » explique Francis Joyon, « mais nous sommes vent debout. Ce qui veut dire que nous allons devoir tirer des bords de près, pendant environ trois jours, pour progresser vers le nord ». Ensuite seulement « on aura du vent venant de l’Est ».

Le timing du passage à l’équateur sera forcément affecté par cette remontée délicate de l’Atlantique Sud. Sauf si l’anticyclone se décale dans l’Est. Pendant ce temps à bord, l’équipage commence à apprécier les températures qui remontent au fur et à mesure de la progression vers des latitudes plus clémentes.