FRANCIS JOYON ET IDEC SPORT EN ROUTE POUR BREST

Toute l’équipe du Maxi trimaran IDEC SPORT vient de passer en code Orange, signal d’alerte défini par Francis Joyon pour indiquer une opportunité météo favorable au déclenchement sous 5 jours d’une tentative contre le Trophée Jules Verne, record du tour du monde à la voile en multicoque, en équipage et sans escale. IDEC SPORT va quitter son port d’attache de La Trinité sur Mer demain à l’aube, pour rallier Brest, et se tenir prêt à franchir la ligne de départ historique de ce fabuleux record à Ouessant dès dimanche soir 6 novembre.

« Une bonne configuration météo se présente à nous » explique posément Francis Joyon, « avec un vent orienté majoritairement au nord pour une vingtaine de noeuds, idéal pour « dégolfer » rapidement, et rallier l’équateur avec un seul empannage, dans un temps très proche de celui réalisé l’an passé lors de notre tentative. »  IDEC SPORT avait, on s’en souvient, signé la deuxième meilleure performance de l’histoire sur le tronçon Ouessant-Equateur, en 5 jours, une heure et 52 secondes, soit onze heures de mieux que le tenant du titre, Banque Populaire V, skippé par Loïck Peyron.

« L’incertitude réside dans l’évolution de l’anticyclone de Sainte Hélène » précise néanmoins Francis. « Il est à l’heure actuelle situé très sud, bloquant la route vers le cap de Bonne Espérance et l’océan Indien. Il nous faudrait plonger très sud pour le contourner. Nous allons donc rallier Brest dès demain tout en continuant à surveiller l’évolution de la météo en Atlantique Sud, sachant que l’Atlantique Nord se montre pour l’heure très favorable. »

Tout l’équipage (Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet, Alex Pella, Clément Surtel), à l’exception de l’Allemand Boris Herrman retenu en Allemagne, est sur le pont, et profitera du convoyage vers Brest pour reprendre ses marques. « Bernard finalisera l’avitaillement une fois à Brest, et si le scenario de départ se confirme, et que la situation en Atlantique Sud s’améliore, nous pourrions franchir la ligne de départ dimanche en soirée. » conclut un Francis Joyon qui ne masque pas son impatience de partir. « La job-list des détails à peaufiner est terminée, on a bien allégé le bateau, et le temps semble venu de nous lancer dans cette grande et belle aventure. »