Alizés… Allez-y !

Des alizés et ça repart ! Depuis hier, IDEC SPORT est parvenu à laisser le Pot au Noir, très entendu sur plusieurs centaines de milles, dans son sillage. À la faveur d’une route radicale, audacieuse mais fructueuse à l’ouest, Francis Joyon et ses hommes, qui n’ont jamais été arrêtés, en ont donc désormais fini avec l’ultime obstacle météorologique – et pas des moindres -, à franchir sur la route du tour du monde. Place désormais à une navigation dont le rythme promet de monter crescendo à mesure qu’ils vont se rapprocher des côtes bretonnes dans les vents portants d’un système dépressionnaire.  Un flux puissant qui doit les propulser vers la ligne d’arrivée du Trophée Jules Verne, où les six marins sont attendus à l’horizon des quatre prochains jours.

 

« Ultra motivés »

Dernier dimanche en mer. Ce matin, après 37 jours de course depuis le départ de Brest, l’équipage d’IDEC SPORT a retrouvé des vitesses stabilisées à 26-28 nœuds qui lui permettent d’allonger la foulée, au près dans des alizés d’est-nord-est bien établis. En approche de la latitude du Cap Vert et alors qu’il lui reste 2 700 milles à parcourir, il entame le dernier tronçon de son parcours planétaire, dans les meilleures dispositions possibles : paré à lâcher les chevaux dans un sprint final annoncé à la hauteur de la course de vitesse menée jusqu’ici face au chronomètre, avec de nombreux et beaux records intermédiaires à la clé. « Cette dernière semaine nous a paru interminable, sans doute à cause des vitesses faibles. Nous n’avons plus l’habitude de naviguer à des vitesses normales, » confie dans un message Sébastien Audigane. « Heureusement, c’est reparti. Nous serons bientôt dans des vents portants et forts nous finirons par une belle partie de glisse vers Ouessant. Nous sommes ultra motivés, » ajoute-t-il en substance, à l’entame d’un ultime run de vitesse pure pour rejoindre les côtes bretonnes à grandes enjambées…